Bénédicte Vallet
Habité par la quête des origines et d’une simplicité archétypale, le travail de Bénédicte Vallet décline à l’infini l’alliance entre la porcelaine et la fibre naturelle, ces deux matières primaires au coeur de deux artisanats ancestraux – et, à travers elles, le mariage entre accumulation et articulation.
De cette écriture unique tissée au fil des voyages et des rencontres, dans des territoires aussi riches de leur géologie grandiose que de civilisations millénaires, est née une «archéologie de l’imaginaire » composée de mystérieuses sculptures protéiformes, à la lisière du naturel et de l’artefact, de l’animal et du végétal, du minéral et de l’organique, du fossile et du naissant, où l’artiste « scrute en silence les signes du vivant, les exhume des mémoires, les imprime dans la matière, accumulant les éléments comme autant de poèmes, d’offrandes »1, de variations du mouvement et de la réversibilité. [Extrait Texte Laure Becdelièvre;Nuances de blancs]