Bruno Guihéneuf 

Je puise mes sculptures aux sources de la vie végétale et animale, dans l’énergie des éléments naturels, et plus largement dans une contemplation globale de l’univers : j’y perçois des vagues dynamiques, des forces qui circulent, des rythmes.

Pour donner forme à ces observations, l’acier est découpé par le feu, puis modelé sous la presse pour obtenir la vibration juste. Patiné ou vivifié par la couleur, le métal offre sa souplesse aux volumes et parfois la pierre l’accompagne de sa présence profonde. Souvent la matière est ouverte sur l’espace, des entailles la parcourent, des vides deviennent eux-mêmes sculpture.

Sculpteur depuis 35 ans, c’est en 2010 que commence cet axe de recherche portée par la notion de Flux, telle une famille aux multiples métamorphoses, évoluant par déclinaisons, bifurcations, cycles. Certaines épurées, d’autre plus exubérantes, les sculptures sont dessinées et conçues comme un souffle calligraphique. Imprégnées des sensations du corps et de l’esprit, elles en traduisent les variations.