Christophe Ronel

Mes chemins de traverse ont des accents nomades, des sonorités de l’ailleurs, voyages dans l’espace et dans le temps, dans les mythes et dans la mémoire. Ils proposent d’étranges géographies, d’improbables cartographies.

Il est  vrai que  des  contrées  épicées  ont façonné  mon univers : rencontres  de signes,  de paysages,  de figures et d’animaux,  d’architectures et d’horizons,  long inventaire consigné  en dessins multiples,  en carnets divers,  collections  d’objets,  de talismans glanés  sur  des routes d’Afrique et d’Asie.

C’est toujours au creux de l’atelier  que la transgression  a eu lieu : alchimie  des souvenirs, fusion du signe et du figuré dans le creuset de la matière.

Mes véritables voyages  se sont déroulés  là,  dans ce lieu blanc  où tout  est possible  et des territoires se sont ainsi tissés de toile en toile.  Profitant de cette échappée  je me suis engouffré dans ces brèches de l’imaginaire,  ces failles de l’inconscient,  je me suis enivré en échafaudant des petits mondes clos comme des scènes de théâtre.