Marc Petit

Filiformes et écorchées, les rondes-bosses du français né en 1961, en font l'héritier non seulement d'Alberto Giacometti et de Germaine Richier, mais encore, par leurs gestes absurdes et dérisoires, de Marino Marini, à l'image de cette nouvelle Eve d'après la faute (Mea culpa III) ou de cet homme chahuté sur son matelas comme sur un radeau de la Méduse (Le Lit). Dans cette humanité de peu, les êtres sont en panne, en peine, portent leurs fardeaux et supportent leurs destins, quand la vie plombe et que le bronze libère. En ce vaste purgatoire, Marc Petit dépouille et démasque : ici les rois sont nus, les reines muettes, les frères solitaires et les prophètes de malheur. Ne reste que cela : L'irréductible, le 'presque rien'. Troublant.